L’économie a changé. En quelques années, une nouvelle composante s’est imposée comme un moteur déterminant de la croissance des économies : l’immatériel*. Un récent rapport tente de mieux mesurer le poids de ce nouveau capital dans un contexte mondialisé. Finie l'époque où le succès économique reposait essentiellement sur la richesse en matières premières, les industries manufacturières et sur le volume de capital matériel dont disposait chaque nation.
Aujourd’hui, la véritable richesse n’est pas concrète, elle est abstraite. C’est désormais la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées qui est devenue l’avantage compétitif essentiel. Au capital matériel a succédé, dans les critères essentiels de dynamisme économique, le capital immatériel ou, pour le dire autrement, le capital des talents, de la connaissance, du savoir.
Comment évaluer l'abstrait ?
Aujourd'hui, il est nécessaire de
mesurer ces actifs immatériels qui pèsent de plus en plus dans l'économie. C'est la grande préoccupation de Daniel Cohen et Thierry Verdier, auteurs du rapport intitulé « La mondialisation immatérielle » publié par le Conseil d'Analyse économique
(téléchargeable ici) qui s'inquiètent de
l'absence - ou quasi-absence – de statistiques de ces actifs, faute d'instruments de mesure adaptés. Six secteurs les plus représentatifs de cette économie de l'immatériel sont passés en revue : les industries culturelles (édition, musique, cinéma, télévision), la pharmacie et l'informatique. Pour chacun d'entre eux, les experts tentent de répondre à la question suivante : quelle part d'immatériel dans leur modèle industriel? Une comparaison est établie avec les pays en pointe sur ces secteurs.
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