mardi 9 septembre 2008

Triche et recrutement : bientôt le divorce?

Cocher la bonne case
La confiance ne règne pas au royaume du recrutement. Le leader de l'évaluation psychométrique et des tests en ligne SHL a interrogé en mai 2008 des directeurs des ressources humaines français sur leur perception de la triche dans le recrutement : 71% ont dit avoir rencontré - ou connaissent - quelqu’un qui a menti/détourné la vérité lors d’un entretien. Et dire qu'avec un tel résultat, ils passent pour des gens finalement pas trop suspicieux. Aux Etats-Unis, toujours selon SHL, 95% des DRH interrogés estiment que les candidats peuvent tromper délibérément l'entreprise ou exagérer leurs compétences lors des entretiens d'embauche!

Vous permettez... c'est pour vérifier

Qu'ils soient exagérés ou non, ces chiffres montrent que le processus de recrutement peut encore gagner en efficacité. Oui, mais comment? Les DRH hexagonaux hésitent encore - c'est compréhensible - avant de se mettre à la culture du questionnaire en ligne, arguant qu'on peut aisément frauder avec ces outils. Tous veulent faire baisser la tricherie, à condition de ne pas trop perdre le contact humain en route. Une certaine unanimité s'oriente vers une option de type "double vérification" : les tests en ligne seraient utilisés comme outil complémentaire à un recrutement réussi. D'ailleurs, 57% des DRH interrogés par SHL affirment déjà refaire le test une deuxième fois!

(Photo : © dani&marco - Fotolia.com)

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Pourquoi pas ? lorsqu'un recruteur vous pose des questions qui n'ont rien à avoir avec le poste ou des questions qu'il n'a pas le droit de poser, il est nécessaire d'éviter toute transparence.

MR